Auteur Sujet: corbeaux en bois  (Lu 3512 fois)

Pascal56

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corbeaux en bois
« le: 28 avril 2016 à 19:02:16 »
Bonjour,
Je viens d'acquérir une longère d'environ 200 ans et commence sa rénovation.
Après traitement des boiseries (vrillette, champignons...), il s'avère que plusieurs solives insérés dans la maçonnerie (murs en pierre d'épaisseur 70) sont pourries aux extrémités.
En outre, un écart important (2 à 8 cm) existe entre ces solives et le plancher, comblé par des tasseaux pour l’aplanir.
Afin de renforcer les solives (en chêne) et d'éliminer, si possible, les tasseaux, j'envisage de rehausser les solives jusqu'au niveau du plancher et d'insérer dessous des corbeaux en chêne de même largeur.
Dimensions (cm) solives : 20X7X500
Dimensions (cm) corbeaux : 7x7x50, insérés de 20 cm dans la maçonnerie.
Une autre solution consisterait à changer les poutres... mais elle n'a pas ma préférence.
Qu'en pensez-vous ?
D'avance merci pour votre aide.

HDLM

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Re : corbeaux en bois
« Réponse #1 le: 28 avril 2016 à 20:21:50 »
Bonsoir Pascal,
 Je ne vois pas bien en quoi les corbeaux vont renforcer les solives ou si peu ... Le calage actuellement en place à du être fait suite à une modification de la destination de l'étage, vous pourrez peut être gagner un peu en remontant les solives mais sont elles droites, il y aura vraisemblablement rattraper le fléchissement.
Si il y avais des champignons, il y a un souci d'humidité à identifier en premier lieu pour prévoir les solutions ad hoc sinon toute sorte de désagréments vont .se manifester et les champignons revenir.
Essayer de voir le chantier dans sa globalité.
Pour résumer :
Quelle est la destination de l'étage ? Quelle charge va t'i devoir supporter ; Habitation cloisonnée, grenier, combles perdues ?
Des solives en état correct telles que celles en place seraient elles suffisantes pour cet usage au vu de leur portée, section et entraxe ?

Hervé

Pascal56

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Re : corbeaux en bois
« Réponse #2 le: 08 mai 2016 à 13:55:41 »
Bonjour Hervé,
J'ai, en effet, été un peu avare en explications. Je vais me rattraper.
Avant, l'étage servait de remise agricole (grains, foin,...). Le plancher reposant sur des poutres (section 200x220 à 230x250), la plupart assez droites et en contact continu avec le plancher, qui suit leur éventuel fléchissement. Elles sont espacées d'environ 1m50 (entraxe).
Depuis 40 ans, changement d'affectation. L'étage est devenu habitable. S'y trouvent deux chambres et une salle de bain/wc cloisonnée.
A cette fin, l'ancien propriétaire a disposé entre chaque poutre une solive (apparemment droites, de section 200x70), puis a inséré des tasseaux entre les solives et le plancher pour réduire le fléchissement des lattes de parquet.
L'alternance poutres épaisses /solives étroites ne lui plaisant pas, il a ensuite encapsulé chaque solive avec trois planches afin de leur donner des volumes identiques aux poutres, volumes dans lesquels se sont développés champignons et vrillettes.
La destination et la disposition finale à l'étage restera identique. Seule une cloison sera ajoutée, disposée à l’aplomb d'une grosse poutre, comme c'est le cas de la cloison de la salle de bain.
Les poutres sont saines, et probablement de section suffisante : Outre la cloison, la poutre sous la salle de bain supporte également une baignoire et un lavabo, utilisés à cet emplacement depuis des années.
Entre les poutres, aux endroits où elles sont mal soutenues par les tasseaux/solives, les lattes de plancher ploient, mais ne rompt pas.
Les corbeaux seront là pour rehausser les solives et, "un peu", les renforcer (Ils travailleront en cisaillement avec des surfaces minimales d'appui de 140cm². Ceci dit, des corbeaux métalliques ont une surface d'appui bien inférieure, et on ne les utilise habituellement pas pour renforcer une solive, mais pour la soutenir).
Il est vrai que mes constatations reste empirique, car je ne sais pas mesurer (ou estimer) les sections minimales que devraient avoir poutres et solives (et corbeaux). Peut-être pouvez-vous m'aider ?
Quant à l'humidité ambiante, je ne sais pas si elle est apparue lors d'une tempête qui a fait envoler l'intégralité du toit dans les années 90... (Depuis, il est "neuf" !) Ou progressivement, en raison de la condensation liée à l'isolation (un amoncellement de matériaux hétéroclites plaqués aux murs et au plafond) et à l'absence de ventilation. Ou encore par capillarité dans les murs (aucun drainage, sol bétonné à la base des murs, tant à l'intérieur qu'en extérieur, pas de gouttières), voire à travers eux (jointoiements défectueux). Mais tout cela a été modifié (taux d'humidité ambiant moyen ramené de 85 à 55%)... ou c'est en cours.