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Sujets - matt

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Isolation écologique / isolation rampants fibre de bois 35cm
« le: 05 novembre 2021 à 17:20:32 »
Bonjour,
Après pas mal de recherches, je ne trouve toujours pas une réponse entièrement satisfaisante. Si quelqu'un a des idées concrètes, je vous écoute.

Je voudrais rendre habitable l'étage qui est un grenier. Toiture et charpente sont ok, avec pare pluie qui va bien. J'aimerai disposer environ 35cm de fibre de bois en rampants.
J'ai vu qu'on pouvait :
- utiliser des suspentes métalliques + fourrures, mais comment croiser les couches d'isolant avec des suspentes plates ? Où placer le frein vapeur ? Et pont thermique à chaque fourrure...
- utiliser les suspentes integra 2 mais je ne trouve pas de retour d'expérience autre qu'avec laine de verre ou roche, et j'ai peur qu'avec la fibre de bois cela soit plus compliqué à "embrocher" le panneau dans la suspente !? Mais cela gère les couches croisées et le frein vapeur.
- créer des caissons : OSB 9mm vissé sur le chant des chevrons, puis nouveau chevron vissé en bas des lames d'OSB pour créer un "nouveau rampant". Mais c'est lourd en poids, évidemment plus cher tout cet OSB, puis concrètement comment remplir ces caissons avec un isolant en panneau ?? ça risque d'être casse pied en découpes etc.
- créer une ossature bois comme on ferait pour une isolation de mur. Mais vu les prix du bois en ce moment... j'aimerais éviter !

Je ne vois rien de très optimal. J'ai loupé quelque chose ?
Merci d'avance.

2
Réhabilitation / Soucis avec badigeon chaux qui se décolle
« le: 15 mai 2020 à 18:34:30 »
Bonjour,
J'ai un problème avec mes badigeons chaux aérienne (CL90 LeroyM + eau du robinet). C'est sur des enduits terre sable, ils sont bien secs.
J'ai passé une couche de badigeon au gros pinceau, comme d'habitude. J'attends que ça sèche 2 jours, puis 2e couche un peu plus diluée, et là, après 24h de séchage de la 2e couche, c'est le drame : des zones (10cm²) se décollent par plaques (1 ou 2cm²) !

Donc la première fois, j'ai gratté tout ce que j'ai pu, tout ce qui voulait tomber, j'ai poncé un peu (pour ne pas trop voir les endroits où cela avait décollé), puis nouvelle couche par dessus tout ça. Et cette nouvelle couche fait décoller des nouvelles zones qui tenaient très bien avant !!!!

Et si je continue, ça continue, jusqu'à faire un patchwork bien moche avec du relief etc. Des fois ça décolle 1 couche et des fois ça décolle tout et l'enduit ré-apparait 'tout neuf" !!?

Bref, là je vais poncer à la ponceuse à bande la moitié des murs (environ 40m², on va rigoler). Mais j'aimerais bien comprendre. Et sur l'autre partie des murs, je n'ai que 2 couches, ça n'a pas décollé, mais il faudrait une 3e couche pour être beau et propre... mais du coup, j'hésite !

Images :





Des idées ?

- première couche trop épaisse ?
- enduit trop lissé ?
- mur poussiéreux avant le badigeon ?
- chaux qui a trop vécu dans le sac ?
- punition de dieu ?

Merci à vous.

3
Bonjour,
Je crois que c'est pas encore si fréquent et quand j'avais cherché des informations, je n'avais pas trouvé grand chose. Voici mon retour d'expérience pour de l'enduit terre-sable sur de la fibre de bois rigide.

Contexte :
Maison de 1700 dans le département du Nord, en pierres maçonnées terre-sable à lapin-chaux.
Réhabilitation complète en cours, avec :
- Sol : hérisson, 12cm de liège, dalle chaux, chape, tomettes.
- Murs face intérieure : décroutage platre et ciment, enduit chaux à raz des pierres, isolation 20cm de laine de bois dans ossature bois. Laine de bois rigide (5cm) vissée sur les ossatures pour "terminer".

Les ébrasements de fenêtre sont en 3 plis mélèze.
Toute l'électricité est passée dans l'isolant : mur extérieur / 15cm laine de bois / frein vapeur / 5cm laine de bois avec gaines élec / 5cm laine de bois rigide avec boitiers électriques.

L'enduit est réalisé en 2 passes, sans aucune couche d'accroche ou gobetis. C'est pourtant préconisé par les fabricants, mais après test de dosage de l'enduit et test à l'arrachement, jugé non nécessaire (la fibre de bois s'arrache avant que l'enduit ne lache...).

Mise en place de la première passe d'enduit (environ 5 à 7mm), directement sur la fibre de bois rigide, sèche et dépoussièrée.
https://image.noelshack.com/fichiers/2020/09/1/1582553544-20200223-143125.jpg

Le plus difficile est de faire une première "bande" horizontale, tout en haut du mur. L'adhérence au support est très faible, cela tombe par gravité ou par ventouse sur la truelle. Une fois cette bande réalisée, on pose juste en dessous un pâté avec le revers de la truelle qu'on étale vers le haut pour rejoindre l'enduit au dessus etc. jusqu'en bas.

Ensuite, je maroufle une trame dans la 1ère passe. Je ne sais pas si c'est vraiment utile, mais cela évite les fissures si le support bouge (isolation, ossature bois etc). Cela ne coute pas grand chose, donc je l'ai fait !
https://image.noelshack.com/fichiers/2020/09/1/1582553789-20200223-121153.jpg

Après séchage, on mouille puis on applique la 2e couche.
Après séchage, badigeon de chaux, plafond et plinthe.
https://image.noelshack.com/fichiers/2020/09/1/1582553881-20200223-121229.jpg


NB : prévoir dans l'ossature de l'isolation des traverses pour visser les boitiers électriques.
NB 2 : prévoir de quoi fixer la plinthe en bas de mur.
NB 3 : le support est sec, donc le séchage est relativement rapide (en comparaison d'un mur de brique bien humidifié), donc attention à ne pas avoir une piège trop chaude, sinon, fissures garanties au séchage...

Si vous avez des questions...

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Réhabilitation / Tout à l'égout drainant
« le: 23 août 2019 à 07:38:42 »
Bonjour à tous,
Je me casse la tête et les dents sur ce sujet depuis plusieurs années et je lis à chaque fois les questions et réponses sur ce forum qui pourraient m'aider... sans réponse définitive !

J'ai réalisé il y a 3 ans un drainage intérieur avant de réhabiliter une pièce. Quelques gouttes seulement en sortent...
L'autre pièce réhabilitée, je n'ai pas drainé sous mon hérisson/dalle.
J'ai prévu de drainer en extérieur la totalité de la maison.

La Ville vient d'installer dans la rue le tout à l'égout et m'impose de m'y raccorder. Toutes mes évacuations eaux usées arrivent du même côté de la maison, donc il faut faire une tranchée et récupérer toutes les sorties eaux usées et envoyer à la rue.

J'en profite pour demander aux entreprises de proposer un devis pour le drainage de cette façade (et la façade opposée). Et une entreprise m'a indiqué quelquechose qui me questionne :

Le type me propose pour le raccordement tout à l'égout : "je creuse ma tranchée de 60cm de profond à 1m de votre mur (pas possible de faire plus espacé : il y a un puits et des arbres après), je mets du cailloux 3 à 6mm, je pose les tuyaux PVC de récupération d'eaux usées, puis je bouche avec du gravier drainant jusqu'à la surface (+ géotextile etc). DONC, pas besoin d'ajouter un tuyaux perforé ou tout autre dispositif drainant, me dit il. Sachant que sa tranchée descend en pente jusqu'à la rue et que le réseau assainissement public descend lui aussi vers le point bas, et que tout est monté au sable + cailloux drainant, il m'assure que l'eau drainée sur mon terrain partira dans cette tranchée.

Que pensez vous de ça ?

PS : je lui demandais un drainage et un système de relevage avec pompe, car je suis trop bas pour récupérer les eaux pluviales de la rue. Donc, son idée m'arrangerai bien quand même, j'évite la cuve enterrée et la pompe. Cela permet aussi de mettre dedans un trop plein pour mon puit qui monte beaucoup trop en hiver.

Je tente le coup de sa proposition ? Ou je mets quand même un drain à -30 dans sa tranchée + cuve et pompe (au pire, elles seront inutiles, mais pas de prise de risque)?

merci pour vos avis :)
Matt

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Réhabilitation / Méthode de pose de tomettes
« le: 11 mai 2018 à 09:58:06 »
Bonjour à tous,
Je vais prochainement attaquer 50m² de pose de tomettes. J'ai une petite expérience de 12m² dans une pièce, le résultat final est très bien, mais j'ai pas trouvé très pratique ma méthode. De plus, au détour d'une conversation sur ce forum, j'ai appris que j'avais mélangé 2 méthodes.

J'ai procédé de la sorte, dans une pièce de 3m x 4m :
1/ je dispose 7cm de chappe chaux sur la largeur de la pièce (3m) et sur 1m de profondeur. Je nivelle et lisse.
2/ je dispose 5mm de barbotine de chaux, consistance pâte à crèpe bien épaisse.
3/ je pose les tomettes sur 7 ou 8 rangs, puis je recule et reprends à l'étape 1.

Le soucis, c'est l'épaisseur de tomettes, pas calibrées. Donc quand une tomette est plus fine, elle se retrouve plus enfoncée que les autres. Et là, quand j'enlève la tomette pour ajouter du sable et de la barbotine (pour compenser l'épaisseur) c'est le drame : ça décolle la chape fraîche qui vient avec la barbotine et la tomette. Donc faut racler la tomettes blabla on dégueullasse tout, puis faut le refaire car pas assez de sable etc...

La méthode qui consiste à saupoudrer de chaux la chape pour y coller les tomettes ne semble pas idéale, à ce que j'ai lu, car il semble que cela ne colle pas si bien. Mais j'ai pas essayé !

La méthode qui consiste à laisser sécher la chape, pour coller les tomettes à la barbotine, j'ai peur de ne pas réussir à combler les différences d'épaisseur des tomettes. Mais j'ai pas essayé !

Des conseils ?

merci d'avance.
cordialement
matt


6
Bonjour,
Je partage cette publication d'Enertech, qui n'est pas toujours dans la philosophie de Tiez Breiz, mais qui donne des éléments de discussion intéressants, à mon humble avis.
Bonne lecture.

Citer
Ce document long de 92 pages est une synthèse bibliographique pour la rénovation performante à destination des concepteurs et des artisans. Les études portent sur les murs anciens, qu’ils soient en béton, pierre, parpaing, pisé ou encore à pan de bois, et sur les toitures. Des bonnes pratiques et des points de vigilance illustrent ce document technique.

La migration d’humidité et de vapeur d’eau dans les parois du bâti ancien : http://www.enertech.fr/modules/catalogue/pdf/45/171221_Etude%20humidite%20b%C3%A2ti%20ancien_vfinale.pdf

7
Bonjour,
Beaucoup beaucoup de personnes sont venues poser des questions ici sur les solutions, ou au moins les idées, pour isoler phoniquement un plafond / plancher. mais peu de retour sur l'efficacité...

Je crois que pour l'isolation aux bruits aériens (parole, musique etc) est réglée, car il y a plein de possibilités entre les solives et/ou les lambourdes : copeaux de bois, laine de mouton, de bois, de chanvre... et les isolants en vrac comme liège, vermiculite etc.

Par contre, pour l'isolation aux bruits de choc, je n'ai pas vraiment vu de proposition satisfaisante.

Dans mon cas, j'aurai poutres encastrées dans les murs, solives par dessus, puis soit OSB + parquet massif (si c'est possible?), soit lambourdes + parquet massif. Je n'ai du tout encore regardé à ça.

mais dans l'un ou l'autre des cas, le parquet est cloué/vissé dans le support, qui est lui aussi cloué/vissé dans les solives. Donc je ne vois pas ce que les bandes d'isolation (liège, mousse ou autre) entre chaque éléments peuvent faire...? Le bruit de choc est transmis par le clou/vis.

Ou je me trompe complètement ?

Des retours d'expérience ? des connaisseurs dans ce rayon ?

merci d'avance.
Cordialement.
matt

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Bonjour,
Je me permets de vous relayer cette information, reçue via Maisons Paysannes de France :

Citer
Dans le cadre de sa « stratégie pluriannuelle en faveur du patrimoine », le Ministère de la Culture a lancé une plateforme participative permettant à chaque citoyen de signaler des monuments en péril.

Cette mission d'identification du patrimoine immobilier en péril, confiée à M. Stéphane Bern, s'associe à la recherche de solutions innovantes pour assurer le financement des travaux indispensables, en liaison avec les services du ministère de la Culture chargés des monuments historiques.

Toute personne, publiques ou privées, qui souhaite signaler un bâtiment présentant un intérêt patrimonial et dont la conservation leur parait nécessaire, disposent désormais d'un formulaire en ligne.

Détails à cette page : http://www.maisons-paysannes.org/actualites/?18221_participez-a-lidentification-patrimoine-peril
Formulaire en ligne : https://mes-demarches.culturecommunication.gouv.fr/loc_fr/mcc/requests/MONUM_IDENT_identification_03/?__CSRFTOKEN__=0c60fc6d-978f-4fb5-bb21-de8e412c4436

A nous de jouer.
Cordialement.

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Recherches d'images & Histoire de nos maisons... / niche ?
« le: 18 septembre 2017 à 07:12:05 »
Bonjour,
Hier, en faisant un peu le ménage dans le grenier à foin, l'étage de ma maison, j'ai remarqué une petite anomalie dans le mur de pignon en pierre : deux petites colonnes de briques + une briques en 'linteau'. Les 10cm entre ces deux jambages de briques étaient comblés par quelques demi briques posées. Une fois ôtées, ces demi briques laissent apparaître un une cavité dans l'épaisseur du mur, cavité qui part ensuite vers le bas.
Ce n'est pas un ancien conduit de cheminée : Pas de trace de suie et quelle drôle d'idée de faire 'cracher' dans le grenier... Par contre, l'intérieur de la cavité est rigoureusement construit en briques.
C'est invisible de l'extérieur de ce mur de pignon. Le parement de pierre est parfait.
Difficile de savoir jusqu'où descend cette cavité, minimum 1m. Depuis le RDC, je ne peux pas voir, il y a encore le placo+polystyrène à cet endroit. Si ça rejoint via l'intérieur du mur la pièce dessous, la pièce dessous était une remise, entre la cave semi enterrée et la cuisine.

Voici une vue globale du grenier. La petite niche est au raz du sol, au centre de la photo.
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=282754P1110828.jpg

Voici l'intérieur, photo vers le bas.
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=825358P1110826.jpg

Des idées ?
merci d'avance.
matt

10
Bonjour,
Après avoir consulté les voisins et anciens du quartier ainsi que les fermettes semblables de l'entourage, je n'ai pas trouvé de réponse à ma question : a quoi servait cette pièce ?
Il s'agit de la pièce tout à droite sur cette photo. Elle est au dessus de la cave semi enterrée. Je pense qu'elle a été ajouté après la maison, car le pignon et les pierres d'angle sont bien visibles. Il y a bien une sablière sur le mur de pignon, et de nouveaux chevrons partent pour cette petite partie de toiture.
Il n'y a pas d'accès depuis l'intérieur, l'unique accès est cette porte. Auparavant il y avait des marches en pierre, mais enlevées et vendues il y a dix ans. Le plafond de la cave arrive au dessus du petit soupirail visible à gauche de la porte. Le sol en terre battue de cette pièce est légèrement au dessus du niveau du seuil en pierre de la porte.

S'il faut des infos ou photos en suppléments, dites moi !
Et merci d'avance pour vos idées.
Cordialement



https://img15.hostingpics.net/pics/468403P1110508.jpg

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Bonjour,
J'ai le projet d'agrandir une ouverture (fenêtre) sur le mur nord de notre longère. La pièce était une chambre il y a longtemps, elle n'a qu'une fenêtre de 100cm de large par 160cm de haut, vers le nord. La pièce est donc très sombre.
En ce qui concerne l'esthétique : la façade nord n'est 'pas visible' et n'offre aucun intérêt patrimonial particulier. Elle sera cachée sous une iso par l'extérieur prochainement. La 'logique du bâti' aurait voulu que l'on crée deux fenêtres dans cette pièce, avec une symétrie, mais pour de nombreuses raisons on préfère seulement agrandir l'existante, même si cela ne conserve pas les formes d'origine (fenêtre verticale, étroite et haute).
Je viens demander quelques conseils ici, car je n'ai pas trouvé un maçon compétent pour m'orienter sur la démarche à suivre avec un mur en pierres maçonnées à la terre+chaux, ni pour m'aiguiller sur les linteaux en bois (eux, c'est béton féraillé !).



Sur cette photo, on peut voir cette façade nord, avec l'ouverture existante.
- Le rectangle rouge, c'est l'ouverture future (2000cm de large par 130cm de haut).
- A gauche, après l'angle du mur, on est sur le pignon (vers l'est).
- Les pierre sont largement dé-jointées à l'angle, surement a cause d'une absence de goutière et de conduit d'évacuation il y a quelques années.
- De nombreuses reprises ont été faites au ciment, certaines très vieilles, d'autres d'une dizaine d'années.
- Deux grosses fissures à gauche (une en haut, une en bas) qui m'ont un peu inquiété au début... mais on ne les retrouve pas à l'intérieur de la pièce, donc cela semble 'superficiel'... Difficile à juger. Comment savoir ?

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Retour d'expérience de réhabilitation... / Drainage intérieur
« le: 04 février 2017 à 14:31:34 »
Préambule : Voici un rapide retour sur ma 1ere expérience dans la réhabilitation d'une vieille longère que je viens d'acheter. J'ai 26 ans et une formation en sciences sociales. Je ne suis donc pas artisan ni professionnel dans les corps de métier de la réhab, je n'y connaissais rien il y a 1 an. J'ai appris ce que je sais avec les livres, les sites internet, les rencontres etc. et j'adapte avec ma logique et ma réflexion. D'avance, veuillez m'excuser si vous trouvez des aberrations ou erreurs techniques dans mes réalisations, j'ai fait avec les moyens du bord, mais avec le soucis de faire au mieux pour les futurs occupants (moi), pour la conservation de l'intérêt patrimonial du bien et pour la sauvegarde de notre planète !

1. Contexte :
Il s'agit d'une maison du 17 ou 18e siècle dans le département du Nord, en pierres et briques. Les travaux interviennent dans le cadre de la création d'une salle de bain en rdc. Le sol de cette pièce est couvert en tomettes sur chape de ciment. Les murs enduits en terre-chaux d'origine, avec des reprises au plâtre, ciment et peinture moderne. Moisissures sur le bas des murs, enduits complètements décollés ou qui sonnent creux partout dans la pièce.

Voici un schéma rapide, après les travaux :


A gauche l'extérieur, le sol est plus bas qu'autours, car cela a été décaissé il y a 15 ans pour mettre la fosse septique et un trottoir de béton en pieds de mur, mais jamais remis de niveau. Un puits en briques à 1m du mur de façade, puis ce fameux trottoir de béton contre la fondation, avec dedans les évacuations eaux pluviales et fosse septique. Ensuite, le mur de façade, en pierre. A droite, la pièce que je transforme en SDB, avec le drain en jaune, le hérisson de cailloux, la dalle chaux, le liége isolant, la chape et les tomettes. A droite, une cloison intérieure en briques.

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Bonjour,
Voici mon retour d'expérience pour l'isolation du sol en panneaux de liège expansé.

1. Contexte :
Il s'agit d'une maison du 17 ou 18e siècle dans le département du Nord, en pierres et briques. Les travaux interviennent dans le cadre de la création d'une salle de bain en rdc. La pièce d'origine fait 20m² et sera séparée en deux par une cloison, afin de devenir un couloir de 8m² (vers dépendances) et une salle de bain de 12m².
J'ai décaissé le sol sur 50cm, installé un drainage (drain annelé 50mm), un hérisson de très gros cailloux, une dalle béton de chaux, puis la fameuse isolation qui nous intéresse ici. Sur le liège, j'ai fait la structure de la cloison en bois. Ensuite, une chape chaux-sable de 5cm puis posé les tomettes à l'avancée. Enfin, j'ai fait les enduits terre-paille et terre des murs, puis rempli la cloison ossature bois en paille-terre.

2. L'isolant liège expansé :
J'ai hésité sur le choix de l'isolant, entre un isolant en vrac à intégrer au béton de ma dalle ou un isolant en panneaux à poser sur la dalle.
J'ai fait mon choix avec deux variables : prix et coefficient d'isolation thermique.
En effet, le mélange béton léger (chaux + graviers à béton + liège en vrac) ou le mélange béton caverneux (chaux + graviers + schiste expansé ou argile expansé) sont peu isolants sur 10 ou 15cm. Je trouve très dommage de dépenser une somme d'argent dans l'isolant (matériaux + transport), pour réduire son pouvoir en le mélangeant à graviers et chaux (j'arrivais difficilement à R=1).
Pour 150€ de plus dans mon cas (surement lié à ma situation géographique), j'avais 40m² de liège expansé en panneaux soit 12cm d'épais, soit R=3 avec lambda 0,040.
Un artisan dans l'éco-construction m'a confirmé que le liège est stable, incompressible et imputrescible, il l'utilise depuis quelques années en isolation des pieds de fondation des maisons. Ça me semblait suffisant pour ma SDB !

La suite au post suivant !

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Bonjour à tous,
Je suis amené à remplacer quelques fenêtres sur la façade nord de la longère que j'habite et réhabilite. Je vais poser des fenêtres efficaces thermiquement, avec triple vitrage etc.
Je me questionne sur le type de pose : en feuillure ou en applique extérieure !?

Pour rappel les types de pose :
)

Le mur est un mur porteur en pierres, avec des jambages en briques et un linteau en pierre. Les jambages sont formés d'origine pour poser la fenêtre en feuillure, et la fenêtre actuelle est posé ainsi.

Cependant, dans quelques années (2 ans, pas avant), je réaliserai l'isolation par l'extérieur de ce mur. Je ne sais pas encore quel isolant ni quel méthode (structure bois ou pas ?), mais l'objectif c'est 20-25cm d'un isolant autours de 0,040.

Je trouve dommage de poser la fenêtre en feuillure car pour ne pas avoir de pont thermique (lié à l'épaisseur du mur) cela m'oblige à réduire la surface vitrée (fenêtre plus petite pour pouvoir isoler les jambages). Donc je partirais plutôt sur la pose en applique extérieure pour cette raison.

Je n'ai jamais réalisé d'ITE et pas encore trop étudié la question.

- Auriez-vous des recommandations pour poser ces fenêtres et ne pas être trop dérangé quand je ferai l'ITE (ne pas avoir à la démonter par exemple... quoi que au final, c'est peut être c qui serait le plus simple ?) ?
- Dois-je déjà faire un cadre en bois pour y mettre la fenêtre ou simplement fixer avec équerres métaliques ?
- Voyez vous des points de vigilance particuliers à mon cas, qui est dans le sens contraire de ce qui se fait habituellement... ?
- L'autre aspect, c'est que je vis dans ces pièces avec les nouvelles fenêtres, donc il faut quand même qu'elles soient posées et étanches à l'air, en attendant l'ITE...

Merci d'avance pour vos conseils, remarques et critiques !
Matt

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Réhabilitation / Solives et mur en brique
« le: 14 octobre 2016 à 07:26:41 »
Bonjour,
Je crée ce nouveau sujet, car après recherches sur le forum et ailleurs, j'ai toujours quelques interrogations sur la pertinence de mon projet. De plus, des discussions datent de quelques années, et il y a surement beaucoup de nouvelles connaissances et expériences depuis !

La question porte sur la manière de poser / fixer / sceller des solives sur un vieux mur en brique.
Dans ma maison du 17 ou 18e siècle, les murs de refend sont en briques pleines, peu cuite et très fragiles et friables. Elles sont maçonnées d'un mélange chaux et terre.
Dans la pièce qui m'occupe actuellement, j'ai enlevé les solives qui reposent au centre sur une poutre, et sur les cotés sur les murs. Elles sont nettoyées. Je dois maintenant les reposer, puis j'y visserai des panneaux d'OSB dessus. Poutre et solives seront apparentes. L'étage était autrefois un grenier à foin, mais il risque de devenir habité dans quelques années.
Les briques des 2 rangs du haut des murs de refend ne tiennent plus. C'est donc plus facile pour ré-installer le tout : pas de trou à faire dans le mur pour insérer les solives.
Pour que l'OSB pose bien à plat sur toutes les solives, et pour avoir un plancher plan, je vais devoir régler une par une et au millimètre les 22 solives (pas 2 de la même forme, pas 2 de la même section...).

Vous semble t il absurde de poser une pièce de bois (type madrier) sur ce mur et y faire reposer toutes les solives, un peu comme une panne sablière ? J'ai pensé à ça, car ça permet de limiter l'effort individuel de quelques briques, ça limite les vibrations dans ces murs assez sensibles, et ça me permet de raboter la panne ou caler petite pièce de bois pour avoir les niveaux plus facilement. Ensuite, je comble les espaces entre solives avec chaux hydraulique et briques pour arriver au niveau et poser l'OSB.
Est-ce me compliquer la vie ? Est-ce pertinent ?
Merci pour vos avis.
Matt

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